Das Lachen des Narren: Aus einem Brief Victor Hugos vom Jahre 1840 Original französisch: «En se promenant dans l’ombre que jette la grosse tonne, on aperçoit tout à coup, derrière des madriers qui l’étançonnent, une singulière statue de bois sur laquelle un soupirail jette un rayon blafard. C’est une espèce de petit vieillard jovial, grotesquement accoutré […] Ce petit vieillard, c’est un bouffon de cour […] C’était le fou du palatin Charles-Philippe. Il s’appelait PERKEO. Il était haut de trois pieds six pouces, comme sa statue, au-dessous de laquelle son nom est gravé. Il buvait quinze doubles bouteilles de vin du Rhin par jour. C’était là son talent. Il faisait beaucoup rire, vers 1710, l’électeur palatin de Bavière et l’empereur d’Allemagne, ces ombres qui passaient alors. Un jour que plusieurs princes étrangers étaient chez le palatin, on mesura Perkeo à l’un de ces grands grenadiers de Frédéric Ier, roi de Prusse, lesquels, bottés à talons hauts et coiffés de leurs immenses bonnets à poil, étaient obligés de descendre les escaliers des palais à reculons. Le fou dépassait à peine la botte du grenadier. Cela fit très-fort rire, dit un narrateur du temps. Pauvres princes d’une époque décrépite, occupés de nains et de géants, et oubliant les hommes ! Quand Perkeo n’avait pas bu ses quinze bouteilles, on le fouettait.» (Le Rhin. Lettres à un ami. Tome deuxiéme. (eingeschränkte Vorschau in der Google-Buchsuche)
Das Lachen des Narren: Aus einem Brief Victor Hugos vom Jahre 1840 Original französisch: «En se promenant dans l’ombre que jette la grosse tonne, on aperçoit tout à coup, derrière des madriers qui l’étançonnent, une singulière statue de bois sur laquelle un soupirail jette un rayon blafard. C’est une espèce de petit vieillard jovial, grotesquement accoutré […] Ce petit vieillard, c’est un bouffon de cour […] C’était le fou du palatin Charles-Philippe. Il s’appelait PERKEO. Il était haut de trois pieds six pouces, comme sa statue, au-dessous de laquelle son nom est gravé. Il buvait quinze doubles bouteilles de vin du Rhin par jour. C’était là son talent. Il faisait beaucoup rire, vers 1710, l’électeur palatin de Bavière et l’empereur d’Allemagne, ces ombres qui passaient alors. Un jour que plusieurs princes étrangers étaient chez le palatin, on mesura Perkeo à l’un de ces grands grenadiers de Frédéric Ier, roi de Prusse, lesquels, bottés à talons hauts et coiffés de leurs immenses bonnets à poil, étaient obligés de descendre les escaliers des palais à reculons. Le fou dépassait à peine la botte du grenadier. Cela fit très-fort rire, dit un narrateur du temps. Pauvres princes d’une époque décrépite, occupés de nains et de géants, et oubliant les hommes ! Quand Perkeo n’avait pas bu ses quinze bouteilles, on le fouettait.» (Le Rhin. Lettres à un ami. Tome deuxiéme. (eingeschränkte Vorschau in der Google-Buchsuche)
Joseph Viktor von Scheffel: Gedichte, Gaudeamus. Lieder aus dem Engeren und Weiteren, Heidelbergisch, Perkêo. Kritische Ausgabe in 4 Bänden. Band 1. Leipzig / Wien 1917, S. 66–67;. Digitalisat.zeno.org