[p.214]: «Il prit part également à la condamnation du Talmud, dont les livres furent brûlés par ordre du pape, avec le concours du roi.» [p.336]: «On ne peut entendre autrement cette anecdote, si l’on a quelque bonne foi; car sans cela elle serait en contradiction flagrante avec le caractère de saint Louis et avec ses procédés réels à l’égard des juifs […] les contraignant de payer le double du cens dû par les étrangers ordinaires ou les aubaines, et à porter sur leurs habits un signe distinctif: une rouelle d’étoile de couleur différente.» […] «L’ordonnance de 1254, pour la réformation générale du royaume, renouvelle l’interdiction des trafics illicites, familiers aux disciples de Moïse, de leurs blasphèmes, de leurs sortilèges, de leurs livres hétérodoxes, comme le Talmud, leur enjoint, sous peine de bannissement, de vivre du travail de leurs mains ou d’un commerce ordinaire (de laboribus manuum suarum vel de negociationibus sine terminis vel usuris)»
[p.214]: «Il prit part également à la condamnation du Talmud, dont les livres furent brûlés par ordre du pape, avec le concours du roi.» [p.336]: «On ne peut entendre autrement cette anecdote, si l’on a quelque bonne foi; car sans cela elle serait en contradiction flagrante avec le caractère de saint Louis et avec ses procédés réels à l’égard des juifs […] les contraignant de payer le double du cens dû par les étrangers ordinaires ou les aubaines, et à porter sur leurs habits un signe distinctif: une rouelle d’étoile de couleur différente.» […] «L’ordonnance de 1254, pour la réformation générale du royaume, renouvelle l’interdiction des trafics illicites, familiers aux disciples de Moïse, de leurs blasphèmes, de leurs sortilèges, de leurs livres hétérodoxes, comme le Talmud, leur enjoint, sous peine de bannissement, de vivre du travail de leurs mains ou d’un commerce ordinaire (de laboribus manuum suarum vel de negociationibus sine terminis vel usuris)»
Weygand, p.29. Zina Weygand (préf.Alain Corbin), Vivre sans voir: les aveugles dans la société française, du Moyen Âge au siècle de Louis Braille, éditions Créaphis, , 374p., texte remanié à partir d'une thèse de doctorat en histoire à l'université Paris-Sorbonne en 1998; titre original de soutenance: «La cécité et les aveugles dans la société française: représentations et institutions du Moyen Âge aux premières années du XIXesiècle» (ISBN9782913610255, BNF39031803).
Weygand, p.30. Zina Weygand (préf.Alain Corbin), Vivre sans voir: les aveugles dans la société française, du Moyen Âge au siècle de Louis Braille, éditions Créaphis, , 374p., texte remanié à partir d'une thèse de doctorat en histoire à l'université Paris-Sorbonne en 1998; titre original de soutenance: «La cécité et les aveugles dans la société française: représentations et institutions du Moyen Âge aux premières années du XIXesiècle» (ISBN9782913610255, BNF39031803).
Weygand, p.31. Zina Weygand (préf.Alain Corbin), Vivre sans voir: les aveugles dans la société française, du Moyen Âge au siècle de Louis Braille, éditions Créaphis, , 374p., texte remanié à partir d'une thèse de doctorat en histoire à l'université Paris-Sorbonne en 1998; titre original de soutenance: «La cécité et les aveugles dans la société française: représentations et institutions du Moyen Âge aux premières années du XIXesiècle» (ISBN9782913610255, BNF39031803).
Weygand, p.33. Zina Weygand (préf.Alain Corbin), Vivre sans voir: les aveugles dans la société française, du Moyen Âge au siècle de Louis Braille, éditions Créaphis, , 374p., texte remanié à partir d'une thèse de doctorat en histoire à l'université Paris-Sorbonne en 1998; titre original de soutenance: «La cécité et les aveugles dans la société française: représentations et institutions du Moyen Âge aux premières années du XIXesiècle» (ISBN9782913610255, BNF39031803).
[p.214]: «Il prit part également à la condamnation du Talmud, dont les livres furent brûlés par ordre du pape, avec le concours du roi.» [p.336]: «On ne peut entendre autrement cette anecdote, si l’on a quelque bonne foi; car sans cela elle serait en contradiction flagrante avec le caractère de saint Louis et avec ses procédés réels à l’égard des juifs […] les contraignant de payer le double du cens dû par les étrangers ordinaires ou les aubaines, et à porter sur leurs habits un signe distinctif: une rouelle d’étoile de couleur différente.» […] «L’ordonnance de 1254, pour la réformation générale du royaume, renouvelle l’interdiction des trafics illicites, familiers aux disciples de Moïse, de leurs blasphèmes, de leurs sortilèges, de leurs livres hétérodoxes, comme le Talmud, leur enjoint, sous peine de bannissement, de vivre du travail de leurs mains ou d’un commerce ordinaire (de laboribus manuum suarum vel de negociationibus sine terminis vel usuris)»
[p.214]: «Il prit part également à la condamnation du Talmud, dont les livres furent brûlés par ordre du pape, avec le concours du roi.» [p.336]: «On ne peut entendre autrement cette anecdote, si l’on a quelque bonne foi; car sans cela elle serait en contradiction flagrante avec le caractère de saint Louis et avec ses procédés réels à l’égard des juifs […] les contraignant de payer le double du cens dû par les étrangers ordinaires ou les aubaines, et à porter sur leurs habits un signe distinctif: une rouelle d’étoile de couleur différente.» […] «L’ordonnance de 1254, pour la réformation générale du royaume, renouvelle l’interdiction des trafics illicites, familiers aux disciples de Moïse, de leurs blasphèmes, de leurs sortilèges, de leurs livres hétérodoxes, comme le Talmud, leur enjoint, sous peine de bannissement, de vivre du travail de leurs mains ou d’un commerce ordinaire (de laboribus manuum suarum vel de negociationibus sine terminis vel usuris)»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
Nachet, p.129. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Nachet, p.129-130. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Albert Doppagne, Majuscules, abréviations, symboles et sigles: pour une toilette parfaite du texte, Bruxelles, De Boeck-Duculot, coll.«Entre guillemets (ISSN1374-0881)», , 4eéd. (1reéd. 1991 (BNF35466558) c/o Duculot) (BNF41161367).
Henri François Juillerat (directeur de publication de 1818 à 1820) et Théodore Monod (directeur de publication de 1863 à 1868), Archives du christianisme au XIXesiècle: journal religieux, Paris, Juillerat-Chasseur, , t.1, no1 ()-t.15, no12 (); 2esérie, t.1, no1 ()-t.26, no23 (); 3esérie, t.1, no1 ()-t.6, no36 (); 4esérie, t.1, no1 ()-t.3, no52 (); 5esérie, t.1, no1 ()-no26 () (ISSN1245-706X, OCLC716199906, BNF32701372, lire en ligne), p.66, 67
«Tantôt on leur commandait de brûler leur Talmud et tous leurs autres livres, où se trouvait ce que l’on appelait des blasphèmes» [cf. note 2 → «Voyez ordonnance de LouisIX de 1254»]. «Tantôt on leur ordonnait, pour satisfaire aux conciles d’Arles et de Latran, de faire coudre sur leurs robes de dessus, devant et derrière, une pièce de feutre ou de drap jaune de quatre palmes de circonférences»(cf. note 3 → «Règlement de LouisIX de 1269»)«et même de porter, outre cette rouelle, comme on nommait cette pièce, une corne attachée à leur bonnet. D’autres fois on leur défendait d’avoir des habits de couleur, de se baigner dans les rivières où se baignaient les chrétiens, de préparer des médicaments et de toucher aux vivres dans les marchés à moins qu’ils ne les achetassent…»
«Et parce que l’antisémitisme médiéval est un «vieil antisémitisme de type religieux», qui ne s’est pas réellement investi dans la «guerre sociale», ni transformé en racisme d’État, avant le XIXesiècle. […] La seconde, inspirée des conclusions de Hannah Arendt, est contestable sur le plan historique (l’antijudaïsme de la monarchie française sous le bon roi saint Louis n’avait-il vraiment rien à voir avec un antisémitisme d’État?)»
«Mais entre-temps saint Louis avait ordonné la crémation de 1242. En 1244, puis 1248, InnocentIV confirma cette volonté de destruction. Le rôle central joué par Donin a conduit certains historiens à privilégier l’importance des contradictions. […] Un historien américain a proposé récemment de lier la crémation de 1242 et, plus généralement, la recrudescence de l’antisémitisme médiéval[21],[22] aux ordres mendiants. […] À une autre échelle, l’événement de 1242 se banalise quand on l’intègre dans la longue chaîne de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme[21],[22]. Les spécialistes d’histoire juive ont tendance à dérouler un processus continu depuis saint Augustin. Le bûcher de 1242 ne serait que le sommet de l'apogée antisémite, marqué par les pogroms du XIIesiècle et par les canons du concile du LatranIV (1215) qui imposèrent aux juifs le port d'un signe distinctif» (N.D.L.R.: la rouelle).
«De sa générosité légendaire, néanmoins, sont exclus les cathares et les juifs. Il soutient l’Inquisition en Languedoc (Montségur tombe en 1244), oblige les juifs à porter la rouelle écarlate.»
Geoffrey Wigoder (directeur de publication) et Sylvie Anne Goldberg (adaptation) (trad.de l'anglais), Dictionnaire encyclopédique du judaïsme; esquisse de l’histoire du peuple juif; calendrier [1942-2022] [«The encyclopedia of judaism»], Paris, Éditions du Cerf, , 1771p. (ISBN2-204-04541-1, BNF36667039), p.1276
«[…] du procès contre le Talmud (1240) et la littérature rabbinique à l’obligation de porter la rouelle (1269), les mesures qu’il prend contre les Juifs ponctuent son règne mais elles partent toutes d’une motivation religieuse; leur défendant de se livrer au prêt à intérêt, il tente de proposer une réinsertion sociale qui leur permette de pratiquer l’artisanat mais les structures de la société chrétienne vouent cette vague tentative à l’échec.»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
Nachet, p.129. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Nachet, p.129-130. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Henri François Juillerat (directeur de publication de 1818 à 1820) et Théodore Monod (directeur de publication de 1863 à 1868), Archives du christianisme au XIXesiècle: journal religieux, Paris, Juillerat-Chasseur, , t.1, no1 ()-t.15, no12 (); 2esérie, t.1, no1 ()-t.26, no23 (); 3esérie, t.1, no1 ()-t.6, no36 (); 4esérie, t.1, no1 ()-t.3, no52 (); 5esérie, t.1, no1 ()-no26 () (ISSN1245-706X, OCLC716199906, BNF32701372, lire en ligne), p.66, 67
«Tantôt on leur commandait de brûler leur Talmud et tous leurs autres livres, où se trouvait ce que l’on appelait des blasphèmes» [cf. note 2 → «Voyez ordonnance de LouisIX de 1254»]. «Tantôt on leur ordonnait, pour satisfaire aux conciles d’Arles et de Latran, de faire coudre sur leurs robes de dessus, devant et derrière, une pièce de feutre ou de drap jaune de quatre palmes de circonférences»(cf. note 3 → «Règlement de LouisIX de 1269»)«et même de porter, outre cette rouelle, comme on nommait cette pièce, une corne attachée à leur bonnet. D’autres fois on leur défendait d’avoir des habits de couleur, de se baigner dans les rivières où se baignaient les chrétiens, de préparer des médicaments et de toucher aux vivres dans les marchés à moins qu’ils ne les achetassent…»
(en) Leah Lydia Otis, Prostitution in Medieval Society: The History of an Urban Institution in Languedoc, University of Chicago Press, coll.«Women in culture and society», , 258p., ce livre est issu d'une adaptation à partir d'une thèse de l'auteur – Leah Lydia Otis, Ph. D. – parue à l'origine en 1980 sous les auspices de l'université Columbia (ISBN9780226640341, LCCN84016184, présentation en ligne, lire en ligne), chap.1er («The Twelfth and Thirteenth centuries: Prostitution Accepted»), p.19-24, 36-37, 70, 72, 107, 163, 175, 236
[p.20]«Such reversals of traditional law were imposed by the king of France, especially LouisIX, in an effort to suppress what they considered to be bad customs and to replace them with a legislation esteemed to be more rational and just. Just as Saint Louis prohibited traditional trial by battle and opposed many other "irrational" aspects of criminal procedure, so he attempted to extirpate the "bad custom" of tolerance of prostitution.»
«Et parce que l’antisémitisme médiéval est un «vieil antisémitisme de type religieux», qui ne s’est pas réellement investi dans la «guerre sociale», ni transformé en racisme d’État, avant le XIXesiècle. […] La seconde, inspirée des conclusions de Hannah Arendt, est contestable sur le plan historique (l’antijudaïsme de la monarchie française sous le bon roi saint Louis n’avait-il vraiment rien à voir avec un antisémitisme d’État?)»
«Mais entre-temps saint Louis avait ordonné la crémation de 1242. En 1244, puis 1248, InnocentIV confirma cette volonté de destruction. Le rôle central joué par Donin a conduit certains historiens à privilégier l’importance des contradictions. […] Un historien américain a proposé récemment de lier la crémation de 1242 et, plus généralement, la recrudescence de l’antisémitisme médiéval[21],[22] aux ordres mendiants. […] À une autre échelle, l’événement de 1242 se banalise quand on l’intègre dans la longue chaîne de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme[21],[22]. Les spécialistes d’histoire juive ont tendance à dérouler un processus continu depuis saint Augustin. Le bûcher de 1242 ne serait que le sommet de l'apogée antisémite, marqué par les pogroms du XIIesiècle et par les canons du concile du LatranIV (1215) qui imposèrent aux juifs le port d'un signe distinctif» (N.D.L.R.: la rouelle).
Claire Delbos, La France fortifiée: châteaux, citadelles et forteresses, Paris, , 155p. (ISBN2847681981, lire en ligne), p.75.
«De sa générosité légendaire, néanmoins, sont exclus les cathares et les juifs. Il soutient l’Inquisition en Languedoc (Montségur tombe en 1244), oblige les juifs à porter la rouelle écarlate.»
«La rareté des Juifs, pense M. E. Fournial[35], explique qu’ils n’aient pas été persécutés. Les mesures dont ils furent l’objet — port de la rouelle, interdiction d’avoir des nourrices chrétiennes, de vendre leur viande aux chrétiens, d’exercer toute fonction publique, etc. — sont monnaie courante à cette époque.»
Albert Doppagne, Majuscules, abréviations, symboles et sigles: pour une toilette parfaite du texte, Bruxelles, De Boeck-Duculot, coll.«Entre guillemets (ISSN1374-0881)», , 4eéd. (1reéd. 1991 (BNF35466558) c/o Duculot) (BNF41161367).
Henri François Juillerat (directeur de publication de 1818 à 1820) et Théodore Monod (directeur de publication de 1863 à 1868), Archives du christianisme au XIXesiècle: journal religieux, Paris, Juillerat-Chasseur, , t.1, no1 ()-t.15, no12 (); 2esérie, t.1, no1 ()-t.26, no23 (); 3esérie, t.1, no1 ()-t.6, no36 (); 4esérie, t.1, no1 ()-t.3, no52 (); 5esérie, t.1, no1 ()-no26 () (ISSN1245-706X, OCLC716199906, BNF32701372, lire en ligne), p.66, 67
«Tantôt on leur commandait de brûler leur Talmud et tous leurs autres livres, où se trouvait ce que l’on appelait des blasphèmes» [cf. note 2 → «Voyez ordonnance de LouisIX de 1254»]. «Tantôt on leur ordonnait, pour satisfaire aux conciles d’Arles et de Latran, de faire coudre sur leurs robes de dessus, devant et derrière, une pièce de feutre ou de drap jaune de quatre palmes de circonférences»(cf. note 3 → «Règlement de LouisIX de 1269»)«et même de porter, outre cette rouelle, comme on nommait cette pièce, une corne attachée à leur bonnet. D’autres fois on leur défendait d’avoir des habits de couleur, de se baigner dans les rivières où se baignaient les chrétiens, de préparer des médicaments et de toucher aux vivres dans les marchés à moins qu’ils ne les achetassent…»
«Mais entre-temps saint Louis avait ordonné la crémation de 1242. En 1244, puis 1248, InnocentIV confirma cette volonté de destruction. Le rôle central joué par Donin a conduit certains historiens à privilégier l’importance des contradictions. […] Un historien américain a proposé récemment de lier la crémation de 1242 et, plus généralement, la recrudescence de l’antisémitisme médiéval[21],[22] aux ordres mendiants. […] À une autre échelle, l’événement de 1242 se banalise quand on l’intègre dans la longue chaîne de l’antijudaïsme et de l’antisémitisme[21],[22]. Les spécialistes d’histoire juive ont tendance à dérouler un processus continu depuis saint Augustin. Le bûcher de 1242 ne serait que le sommet de l'apogée antisémite, marqué par les pogroms du XIIesiècle et par les canons du concile du LatranIV (1215) qui imposèrent aux juifs le port d'un signe distinctif» (N.D.L.R.: la rouelle).
«La rareté des Juifs, pense M. E. Fournial[35], explique qu’ils n’aient pas été persécutés. Les mesures dont ils furent l’objet — port de la rouelle, interdiction d’avoir des nourrices chrétiennes, de vendre leur viande aux chrétiens, d’exercer toute fonction publique, etc. — sont monnaie courante à cette époque.»
(en) Leah Lydia Otis, Prostitution in Medieval Society: The History of an Urban Institution in Languedoc, University of Chicago Press, coll.«Women in culture and society», , 258p., ce livre est issu d'une adaptation à partir d'une thèse de l'auteur – Leah Lydia Otis, Ph. D. – parue à l'origine en 1980 sous les auspices de l'université Columbia (ISBN9780226640341, LCCN84016184, présentation en ligne, lire en ligne), chap.1er («The Twelfth and Thirteenth centuries: Prostitution Accepted»), p.19-24, 36-37, 70, 72, 107, 163, 175, 236
[p.20]«Such reversals of traditional law were imposed by the king of France, especially LouisIX, in an effort to suppress what they considered to be bad customs and to replace them with a legislation esteemed to be more rational and just. Just as Saint Louis prohibited traditional trial by battle and opposed many other "irrational" aspects of criminal procedure, so he attempted to extirpate the "bad custom" of tolerance of prostitution.»
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(en) Leah Lydia Otis, Prostitution in Medieval Society: The History of an Urban Institution in Languedoc, University of Chicago Press, coll.«Women in culture and society», , 258p., ce livre est issu d'une adaptation à partir d'une thèse de l'auteur – Leah Lydia Otis, Ph. D. – parue à l'origine en 1980 sous les auspices de l'université Columbia (ISBN9780226640341, LCCN84016184, présentation en ligne, lire en ligne), chap.1er («The Twelfth and Thirteenth centuries: Prostitution Accepted»), p.19-24, 36-37, 70, 72, 107, 163, 175, 236
[p.20]«Such reversals of traditional law were imposed by the king of France, especially LouisIX, in an effort to suppress what they considered to be bad customs and to replace them with a legislation esteemed to be more rational and just. Just as Saint Louis prohibited traditional trial by battle and opposed many other "irrational" aspects of criminal procedure, so he attempted to extirpate the "bad custom" of tolerance of prostitution.»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
[p.108]: «Il en est de même dans une autre affaire: la destruction par le feu des exemplaires du Talmud. Un Juif rochelais, converti au christianisme, s’était persuadé que ce livre, qui régissait la vie de ses coreligionnaires, était le principal obstacle à leur conversion. À son instigation, le pape GrégoireIX dénonça les docteurs juifs comme coupables de s’être détournés de la loi de Moïse et de l’Écriture sainte, trésor commun des Juifs et des Chrétiens, pour suivre ces traditions qui les dénaturaient, et il invita Saint Louis à faire détruire ces livres. Le roi convoqua à une conférence qui se tint au Palais devant Blanche de Castille, le , quatre rabbins célèbres et leurs accusateurs. Les premiers furent confondus et, en , une vingtaine de charretées d’exemplaires du Talmud furent livrés au feu. Le zèle du roi pour la conversion des Juifs, dont nous avons d’autres témoignages, sans aller jusqu’à la conversion forcée, ne reculait pas devant l’emploi de moyens de coercition.» [p.215]: «Mais confiscations et expulsions ne visaient sans doute que les usuriers juifs, car la présence de nombreux Juifs reste certaine, et l’ordonnance elle-même prescrit la restitution aux communautés juives de leurs synagogues et de leurs cimetières. Quant à l’ordonnance de 1254[17], elle reprenait les termes de celle de 1230, rappelait la condamnation du Talmud, considéré comme blasphématoire à l’égard de la foi chrétienne, et interdisait aux Juifs de prêter à intérêt dans l’avenir, en les incitant à vivre du travail de leurs mains ou du métier de marchand[LM 1].»
Jean Mesqui et Nicolas Faucherre, «L'enceinte médiévale de Césarée», Bulletin Monumental, vol.164, no1 «L'architecture en Terre Sainte au temps de Saint Louis», , p.83-94 (lire en ligne).
Nachet, p.129. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Nachet, p.129-130. Louis Isidore Nachet (avocat), De la liberté religieuse en France, ou essai sur la législation relative à l'exercice de cette liberté, Paris, Landois et Bigot, (réimpr.1833, 1838, 1846), ouvrage couronné par la Société de la morale chrétienne (OCLC555763669, BNF36341901, lire en ligne), En France, chap.XI («Des Juifs»), p.12, 19, 127-131, 209.
Henri François Juillerat (directeur de publication de 1818 à 1820) et Théodore Monod (directeur de publication de 1863 à 1868), Archives du christianisme au XIXesiècle: journal religieux, Paris, Juillerat-Chasseur, , t.1, no1 ()-t.15, no12 (); 2esérie, t.1, no1 ()-t.26, no23 (); 3esérie, t.1, no1 ()-t.6, no36 (); 4esérie, t.1, no1 ()-t.3, no52 (); 5esérie, t.1, no1 ()-no26 () (ISSN1245-706X, OCLC716199906, BNF32701372, lire en ligne), p.66, 67
«Tantôt on leur commandait de brûler leur Talmud et tous leurs autres livres, où se trouvait ce que l’on appelait des blasphèmes» [cf. note 2 → «Voyez ordonnance de LouisIX de 1254»]. «Tantôt on leur ordonnait, pour satisfaire aux conciles d’Arles et de Latran, de faire coudre sur leurs robes de dessus, devant et derrière, une pièce de feutre ou de drap jaune de quatre palmes de circonférences»(cf. note 3 → «Règlement de LouisIX de 1269»)«et même de porter, outre cette rouelle, comme on nommait cette pièce, une corne attachée à leur bonnet. D’autres fois on leur défendait d’avoir des habits de couleur, de se baigner dans les rivières où se baignaient les chrétiens, de préparer des médicaments et de toucher aux vivres dans les marchés à moins qu’ils ne les achetassent…»