Après la chute de l'URSS, en 1998, le conseiller à la sécurité nationale de Carter, Zbigniew Brzezinski, laissa entendre dans une interview que cette opération avait été un piège pour provoquer Moscou à engager ses troupes sur le terrain. (Vincent Jauvert, «Brzezinski: la CIA est entrée en Afghanistan avant les Russes», Le Nouvel Observateur, no1732, 15 janvier 1998, p.76). Mais les mémos écrits par Brzezinski à la suite de l'invasion soviétique ne montrent aucun élément dans ce sens, et le coût politique qu'a représenté l'intervention soviétique a été extrêmement lourd pour l'administration Carter, ce qui rend l'interprétation d'un piège tendu à l'URSS peu crédible (Steve Coll(en), Ghost Wars, p.581). Le fait que la CIA avait apporté ce soutien dès avait précédemment été rapporté dans Charles G. Cogan, «Partners in Time», p.76.